Marlenheim 67520

Marlenheim
25/09/2014

Hôtel de Ville
1, Place du Maréchal Leclerc
67520 Marlenheim
Téléphone : 03.88.59.29.59

Site : www.cc-porteduvignoble.fr/marlenheim

 

Présentation

Au pied de sa colline, se blottit l'ancien village, avec un patrimoine architectural particulièrement varié : église catholique Sainte-Richarde, hôtel-de-ville et château du XVIIIème siècle, demeures Renaissance et maisons à colombages, qui témoignent de la prospérité passée.

Les nouveaux quartiers accueillent aujourd'hui une population venue chercher un cadre de vie préservé, dans une ambiance qui a su rester fidèle aux valeurs de convivialité célébrées lors des nombreuses fêtes qui rythment la vie de la commune (en particulier "Le Mariage de l'Ami Fritz" (14-15 août), tiré du roman d'Erckmann-Chatrian).

Grâce à un développement équilibré, Marlenheim offre toutes les commodités d'un centre économique et social péri-urbain : crèche, halte-garderie "Hansel-et-Gretel", école maternelle "Les Tilleuls", groupe scolaire "Pierre-Pflimlin", collège "Grégoire-de-Tours", médecins, commerces, services, artisans nombreux et variés, maisons de retraite, restaurants et hôtels. Son parc d'activités de la Mossig (du nom de la rivière qui le longe) accueille près de 900 emplois, essentiellement dans les secteurs du travail du bois, de l'agro-alimentaire, de la chimie et des constructions mécaniques. Par ailleurs, se situe sur son territoire le poste d'interconnexion électrique de Marlenheim, qui assure l'alimentation énergétique de l'agglomération strasbourgeoise et du T.G.V. Cette diversité constitue un atout majeur pour le marché du travail dans un rayon de plusieurs kilomètres.

Avec ses vins (Rouge de Marlenheim, grand cru Steinklotz), la culture contribue au rayonnement de la commune, et permet d’attirer touristes et investisseurs : ainsi, se tient tous les deux ans un "Salon de l'Alsatique – Forum des Littératures Régionales" qui montre toute l'importance que les habitants attachent aux oeuvres de l'esprit et au dialogue intellectuel. Régulièrement, des expositions artistiques trouvent un large public d'amateurs. Pendant leurs loisirs, les Marilégiens peuvent épanouir leurs talents en participant aux multiples activités proposées par les associations locales, de la pêche au théâtre dialectal, en passant par la musique et les sports.  Leur capacité à s’ouvrir vers de nouveaux membres – jeunes, adultes et aînés – est un facteur d'intégration et de "qualité de vie", qui permet à chacun de devenir très rapidement un vrai "Màrlemer".

Depuis 1994, Marlenheim est le chef-lieu de la Communauté de Communes "La Porte du Vignoble", ainsi que le siège de l’association de "la Couronne d'Or – Vignoble de Strasbourg" qui rassemble les villages viticoles proches de Strasbourg.

 

Un peu d'histoire

Habité dès la préhistoire, le site de Marlenheim est cité pour la première fois dans l’Historia Francorum de Grégoire de Tours, qui raconte le complot ourdi au palais de Marilegio villa par Frédégonde et Droctulf contre Childebert II. S’il ne reste pas de vestiges matériels de cette période, il n’en demeure pas moins que c’est dans ce texte que figure la première mention de la culture de la vigne en Alsace, Droctulf étant condamné aux travaux forcés dans le vignoble de la résidence royale mérovingienne. Les Carolingiens séjourneront également ici, et – selon la légende – Richarde, patronne de l’église paroissiale, y subira l’épreuve du feu afin de prouver son innocence face aux accusations d’adultère de son mari l’empereur Charles le Gros.

Le vieux bourg conserve une physionomie héritée de l’ancien camp romain des premiers siècles de notre ère : un axe central presque rectiligne (la rue du Général de Gaulle), coupé à angle droit (rue de la Marie), avec un lieu de culte sur un promontoire central, sans doute fortifié au Moyen-Age (rue du Pétrin), et un réseau routier en "arêtes de poisson", qui donne une certaine cohérence urbaine à ce qui ne fût longtemps qu’un gros village. Le hameau du Kronthal, le long de la Mossig (rivière sur laquelle étaient installés plusieurs moulins), est célèbre pour avoir donné son nom à la porte de Cronenbourg à Strasbourg (les pierres d’une forteresse dominant le vallon furent employées pour la construction du rempart donnant sur ce faubourg), et davantage encore pour ses carrières de grès, exploitées pour la construction de la cathédrale.

Devenu, après de nombreuses péripéties (notamment une destruction par les Armagnacs en 1444), "bailliage extérieur" de la ville libre de Strasbourg par le traité de Haguenau en 1604, Marlenheim reste fidèle au catholicisme (contrairement à son seigneur) pendant la Réforme, puis durant la Guerre de Trente Ans (1618-1648). Pendant la guerre de Hollande, Turenne campe dans la commune (1674), réunie à la couronne de France en 1680 (le lys "argent sur sable" est confirmé comme blason par l’Armorial en 1700). En 1842, l’évêque  Mgr Le Pappe de Trévern meurt au château, alors centre de formation théologique (Petite Sorbonne) du diocèse. En 1864, la construction de la voie ferrée (ligne Molsheim –Saverne) marque le passage à l’ère industrielle.

De ces temps mouvementés, Marlenheim conserve un riche patrimoine architectural : maisons à tourelle Renaissance, demeures bourgeoises cossues, fermes prospères, hôtel-de-ville et château (ancien siège du bailliage) du XVIIIème siècle, chapelle et chemin de croix.

Il convient aussi de noter la réputation viticole de la commune, dont le "Rouge" (Màrlemer Roter) est remarqué par le géographe Merian dans sa Topographia Alsatiae. Ceci lui valut en 1953 d’être choisi comme Porte de la Route des Vins d’Alsace, inaugurée par Pierre Pflimlin, alors ministre des Finances et ami personnel du maire Rodolphe Klein.

(Photos et texte transmis par la mairie - Mise en page par Alchimie Alsace)

Plan de Marlenheim

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